la fete : lien familial, lien social

Aujourd'hui, Le Furet s'intéresse à la fête ! Sujet bien léger, oui, mais en apparence seulement… Vous pensez bien que dans les pages qui suivent vous ne trouverez pas comment décorer votre table de Noël, ni comment concocter le meilleur des repas pour tous vos convives, ou encore comment réaliser le vêtement de vos rêve pour le réveillon du nouvel an…

Quand le monde est à feu et à sang, la trêve est presque toujours respectée comme si ce temps de fête était un temps de rupture nécessaire pour pouvoir engranger de la force, de la chaleur, et tout ce qu'il faut pour continuer le dur combat de la vie. S'arrêter le temps d'une fête pour construire ensemble autre chose que de la haine… C'est vrai, la fête c'est sacré !

Le Furet «furète» dans le mode entier, non pas pour s'arrêter sur les futilités de la fête mais bien pour réfléchir en quoi celle-ci transforme notre vie et celle des enfants ? Qu'est-ce qui change dans ces temps de fête ? Qu'est-ce qu'elle fonde dans les tréfonds de notre être ? Pourquoi certains l'attendent avec impatience alors que d'autres la redoutent ?

Une des fonctions essentielles de la fête est de créer du lien familial et social. Mais quand l'un des parents est en prison ou bien que la famille est recomposée, quelles fêtes peuvent être inventées pour malgré tout se retrouver ensemble et vivre des moments importants qui construisent du lien, et quelque chose qui s'appellerait du bonheur ?

Au Japon, dans le milieu préscolaire, la fête est un support pour des activités éducatives comme en France, mais en plus, tous ces lieux de la petite enfance seraient le relais pour transmettre les fêtes traditionnelles et la solidarité qui allaient dans la nuit des temps… Cela nous interroge…

Que faisons-nous quand nous faisons la fête ? Que privilégions-nous dans nos crèches, nos multi accueils, nos écoles, nos maisons qui nous paraissent essentiel ? La convivialité qui rapproche et rend solidaire, les rencontres qui soudent, le décor qui transforme le banal quotidien, la joie des enfants qui brille dans les yeux, le cadeau qui marque l'affection, les repères qui construisent l'identité, un bien culturel précieux qu'il est nécessaire de transmettre.

Voilà, le débat est lancé. Pour vous, Le Furet a «fureté»…

Vous trouverez bien sûr, quelques réponses mais surtout beaucoup d'autres questions qui donneront à vos fêtes une saveur bien différente…

C'est pour cela qu'il court… Le Furet bien sûr… qui, au passage, vous souhaite bonnes fêtes !


Francine Hauwelle, directrice de rédaction