Petite enfance, des metiers a tout faire?

Dans notre dossier sur les métiers de la petite enfance, nous nous sommes restreints au secteur lié au décret d'août 2000, car le sujet est très vaste.

A côtoyer des professionnels on perçoit de plus en plus combien il est difficile dans les structures de faire face à toutes les demandes.

Il s'agit d'accueillir les enfants dans la souplesse et le respect de leur rythme, de leur être et de contribuer à leur épanouissement affectif et cognitif, c'est la moindre des choses.

Il va de soi que la sécurité dans tous les domaines se doit d'être assurée (les manquements sont fortement condamnés).

La prise en compte des parents, de leurs contraintes horaires, l'écoute de leurs demandes, leur soutien le cas échant est aujourd'hui une nécessité incontestée.

La prise en compte de la dimension territoriale apparaît également comme une évidence pour décloisonner et faire du développement local dès la petite enfance.

Le programme est enthousiasmant mais les temps de travail d'équipe, de réflexion pédagogique, de travail avec les parents, de supervision, de formation continue, de travail en partenariat avec les acteurs sociaux et éducatifs du quartier sont difficiles à intégrer dans la vie et le budget de bon nombre de structures aujourd'hui.

Qui plus est, les directrices de structures n'ont pas nécessairement de formation au management d'équipe et doivent tenter de concilier de plus en plus des demandes paradoxales et contradictoires.

Sans renoncer aux objectifs, il apparaît rapidement que les moyens sont à repenser pour donner à la petite enfance et aux professionnels qui en ont la charge des conditions plus respectueuses des lourdes responsabilités dont ils font l'objet.

Nous avons également souhaité dans ce dossier illustrer les évolutions par des métiers tels que les animatrices de relais d'assistantes maternelles.


Marie Nicole Rubio, directrice de rédaction